La chasse aux maux de l’hiver

Grippe, rhume, rhino-pharyngite, gastro-entérite… Avec les premiers frimas apparaissent les maux de l’hiver. Saviez-vous qu’il est possible de les prévenir ? Et si jamais vous êtes malades, voici le guide pour éviter de contaminer vos proches.

Les virus responsables du rhume et de la grippe se propagent avec une facilité déconcertante. Et naturellement, ils se transmettent essentiellement par voie aérienne. Concrètement, l’enrhumé peut infecter son entourage par le simple fait de tousser ou d’éternuer. Surtout s’il ne met pas sa main devant la bouche…

Les postillons s’avèrent aussi un vecteur très efficace, mais n’oubliez pas non plus les risques de transmission directe. C’est-à-dire lorsque le malade porte la main à sa bouche ou à son nez, puis qu’il touche une autre personne.

Mais savez-vous, que le virus peut aussi se propager par l’intermédiaire… d’un objet ? Et oui, il suffit encore que le malade porte la main à la bouche ou son nez avant de toucher un meuble ou une poignée de porte par exemple. Une autre personne pourra contracter son rhume en touchant l’objet à son tour ! Et l’horreur, c’est que les virus eux, peuvent survivre plusieurs heures à la surface d’un meuble ou d’un objet…

Armez-vous avant l’hiver

Même si certains facteurs sont prédisposants, la prévention reste le meilleur moyen de combattre les virus à l’origine des rhumes et de la grippe. Tout d’abord, évitez les contacts avec des porteurs du virus. Car le rhume est toujours d’origine virale…

Ne surchauffez pas les pièces, les changements brusques de température augmentent la sensibilité à l’infection. Or vous allez inévitablement sortir, à un moment ou un autre… Dès l’entrée de l’hiver, faites une cure de vitamine C et surtout, habillez-vous chaudement par grand froid : bonnet, gants et écharpe. Pensez à renforcer votre système immunitaire. Faites des repas nutritifs et bien équilibrés, accordez-vous du repos et… maîtrisez votre stress. Quel rapport ? Un sujet tendu voit son immunocompétence diminuée. Mais oui !

Mesures barrières pour ne pas contaminer les autres

Vous êtes déjà enrhumé(e) ou grippé(e) ? Essayez au moins de ne pas contaminer les autres ! Commencez par jeter vos mouchoirs après les avoir utilisés. Lavez-vous les mains à chaque fois que vous vous mouchez. Et n’utilisez surtout pas de mouchoirs en tissu, ce sont de véritables nids à microbes. Préférez-leur donc les mouchoirs en papier ! Si vraiment vous ne pouvez pas vous séparer de la batiste de grand-mère, changez de mouchoir à chaque utilisation. Et lavez-le.

Un éternuement ? Un accès de toux ? Couvrez-vous la bouche, un réflexe de savoir-vivre et surtout, les microbes se disséminent moins. Enfin ne laissez personne utiliser vos couverts et votre brosse à dents. Et pour éviter de trop souffrir, buvez abondamment pour apaiser votre gorge. De l’eau bien sûr, pour lutter contre la déshydratation.

L’art de se laver les mains

N’oubliez pas de vous laver les mains soigneusement et fréquemment ! Surtout si vous souffrez d’une gastro-entérite. Selon le ministère en charge de la Santé, « l’application de cette règle d’hygiène garde une place essentielle dans la prévention des maladies transmissibles en collectivité pour lutter contre les sources de contamination et réduire les moyens de transmission ».

A l’école notamment, les élèves passent allègrement de la classe à la cour, en passant par la cantine et les toilettes. Le tout, bien souvent, sans le moindre lavage manuel.  Acte pourtant efficace dans la prévention des maladies infectieuses comme la gastro-entérite ou la grippe saisonnière.

Un « bon » lavage de mains s’effectue à l’eau et au savon. Une attention particulière doit être portée sur les pouces, souvent oubliés, les paumes et les ongles. Ensuite, le rinçage doit se faire à l’eau claire. Enfin, le séchage ne doit pas être une option. Une main mal essuyée transmet bien plus de bactéries et de virus que lorsqu’elle est sèche. Ce geste fréquent doit également être réalisé avant de préparer un repas, mais aussi avant et après vous être occupé de Bébé. Plus précisément, avant et après son change, avant et après ses repas. Et si vous n’avez pas d’eau et de savon à portée de mains, utilisez des solutés hydro-alcooliques.

La grippe, une vieille histoire ?

Saviez-vous que la grippe fête cette année ses 488 ans ? La première pandémie grippale remonte à… 1530 et 31 épisodes de ce type ont eu lieu depuis. Mais c’est bien la grippe « espagnole » de l’été 1918 qui a le plus marqué les mémoires, avec 20 à 50 millions de morts.

Le XXème siècle a également connu deux autres pandémies, en 1957 mais aussi en 1969. La première appelée grippe asiatique a été à l’origine de 4 millions de décès. Quant à la seconde nommée grippe de Hong Kong, elle a tué 2 millions de personnes à travers le monde. Rien qu’en France, et en à peine trois semaines, elle a provoqué 33 000 décès. Depuis lors, aucune pandémie n’a frappé l’humanité.

Gare à l’automédication

Face à un rhume et/ou un état grippal, nous sommes nombreux à recourir à l’automédication. Or cette démarche n’est pas sans risque. Rappelons que tout médicament peut entraîner des incidents voire des accidents. Notamment s’il n’est pas utilisé de manière adéquate. Sans oublier qu’un rhume guérit spontanément. La plupart du temps, les symptômes vont disparaitre au bout d’une semaine.

Pour soulager les symptômes d’un rhume et/ou d’un syndrome grippal, l’Agence national du Médicament (ANSM) recommande :

 

  • D’humidifier la muqueuse nasale avec des produits de lavage adaptés (sérum physiologique) ;
  • D’éviter de fumer ou de respirer la fumée des autres ;
  • De dormir la tête surélevée ;
  • De maintenir une atmosphère fraîche (18-20°C) et d’aérer régulièrement les pièces.

 

Et de manière générale, demandez toujours l’avis de votre médecin traitant pour un éventuel traitement, il saura vous indiquer en fonction de votre état de santé, les médicaments les plus adaptés.

Source : ANSM, INPES, Assurance-maladie, OMS, consultés le 22 octobre 2018