Démographie : 2012, une année particulièrement mortelle

Selon les derniers chiffres de l’Insee au 1er janvier 2013, 65,8 millions de personnes résident en France. La population a augmenté de 0,47 % entre le 1er janvier 2012 et le 1er janvier 2013, soit environ 300 000 personnes. C’est la plus faible croissance des dix dernières années. En 2012, le solde naturel est parmi les plus bas de la décennie (+ 251 000) car les naissances stagnent et les décès sont particulièrement nombreux. Par ailleurs, le solde migratoire est relativement faible (+ 54 000).

Les nombreux décès survenus en 2012 font écho à un niveau relativement peu élevé de décès en 2011. Durant les quinze premiers jours de février 2012, la France a en effet connu une vague de froid exceptionnelle (quatrième rang des mois de février les plus froids depuis 1950), une épidémie de grippe qui a atteint son pic fin février et qui a continué début mars, et d’autres épidémies, respiratoires et de gastro-entérites, qui se sont développées au cours de la période. En plus de leur effet direct sur la mortalité, ces épidémies ont pu entraîner une vulnérabilité de personnes déjà fragiles et ainsi prolonger la surmortalité sur les mois suivants. En 2011, en revanche, les conditions climatiques et épidémiologiques plus favorables avaient contribué à réduire la mortalité, surtout en fin d’année.

L’espérance de vie marque le pas en 2012

En 2012, l’espérance de vie à la naissance n’augmente pas, du fait du grand nombre de décès survenus dans l’année. Elle stagne pour les hommes (78,4 ans) et diminue même de 0,2 point pour les femmes (84,8 ans). Depuis 1994, l’écart d’espérance de vie entre les hommes et les femmes s’est réduit, passant de 8,2 à 6,4 années. Depuis le début des années 2000, la progression de l’espérance de vie a été de 3 années pour les hommes contre 1,9 an pour les femmes.