"Le déremboursement de la pilule 3e génération risque d’aggraver l’accès à la contraception"

La LMDE (La mutuelle des étudiants) revient sur l’annonce faite par le ministère de la Santé, du déremboursement de la pilule de 3ème génération, [1] fin 2013, et "appelle les pouvoirs publics à une politique globale et cohérente en matière d’accès à la contraception."

La mutuelle étudiante s’interroge notamment sur les conséquences d’un nouveau déremboursement dans un contexte déjà marqué par le recul de l’accès à la contraception chez les jeunes. En effet, une étude récente note un recul de 10,4% du recours à la pilule chez les 20-24 ans du fait notamment de "la dégradation de la situation économique des jeunes femmes". La mutuelle étudiante se demande si malgré le déremboursement, ces pilules continueront d’être prescrites car cela contraindra les femmes à dépenser toujours plus pour leur contraception. Une telle mesure risque donc de créer des "ruptures contraceptives chez les utilisatrices, soit par peur des conséquences sanitaires, soit pour des raisons financières."

"Si un véritable problème de santé publique est soulevé par ce médicament, il semble que le retrait du marché, plutôt que l’arrêt de la prise en charge par l’Assurance maladie, soit une solution plus responsable." revendique la LMDE.

La mutuelle propose aussi :
la prise en charge de l’ensemble des contraceptifs par la sécurité sociale afin de sortir du modèle "tout pilule" et de garantir à toutes les femmes, quelle que soit leur situation financière, le droit à disposer librement de leur corps,
l’application de la loi de 2001 prévoyant la mise en place de séances d’éducation à la sexualité afin que chaque femme puisse connaître et choisir librement sa contraception.