Hausse des greffes à partir de donneurs vivants

5115, c'est le nombre de greffes d'organes enregistré en 2013, soit une progression de 1,8 % par rapport à 2012, d'après les résultats préliminaires de l'activité de greffes d'organes en France, observés par l'Agence de la biomédecine. Pour la deuxième année consécutive, le nombre de greffes dépasse ainsi la barre des 5000 en France.

Les organes les plus fréquemment greffés sont le cœur (410 contre 397 en 2012), les poumons, (298 contre 322) et le foie (1239, contre 1161).

« Ces résultats préliminaires sont encourageants pour les malades qui, comme chaque année, sont toujours plus nombreux sur la liste nationale d’attente », note l'Agence de la biomédecine. En 2013, près de 19 000 malades ont eu besoin d’une greffe d’organes.

Il faut noter que les greffes d’organes à partir de donneurs vivants connaissent une augmentation de 13,1 % en 2013, avec 414 greffes contre 366 en 2012. Cette hausse s'explique par l'augmentation du nombre de greffes de rein à partir de donneur vivant (401 en 2013 contre 357 en 2012). Depuis 2009, les greffes rénales à partir de donneur vivant ont ainsi progressé de 80 %. Les greffes de foie à partir de donneurs vivants sont passées de 9 à 13.


Un don toujours marginal en France

L'une des ambitions du plan greffe lancé en 2012 était précisément de développer les dons de personnes vivantes, un geste toujours marginal en France par rapport à des pays anglo-saxons ou nordiques comme la Norvège ou le Royaume-Uni.

En octobre dernier, l'Agence de la biomédecine avait lancé une vaste campagne d'information du grand public sur la greffe de rein à partir de donneur vivant. Cette action inscrite dans le cadre du plan greffe 2012-2016 avait pour objectif de mieux faire connaitre cette possibilité auprès des professionnels de santé, des patients et de leur entourage.« Or, lorsqu’elle est possible, la greffe de rein avec donneur vivant est le meilleur traitement de l’insuffisance rénale terminale, estime l'Agence de la biomédecine. Cette solution doit devenir une solution envisagée au même titre que la greffe à partir de donneur décédé pour le patient ».

Le donneur peut être le père ou la mère du receveur, son conjoint, son frère ou sa sœur, son fils ou sa fille, ses grands-parents, son oncle ou sa tante, son cousin germain ou sa cousine germaine, le conjoint de son père ou de sa mère... ou toute personne apportant la preuve d’une vie commune d’au moins deux ans avec le receveur. Depuis la loi de bioéthique de 2011, le don est même ouvert à toute personne pouvant apporter la preuve d’un lien affectif étroit et stable depuis au moins deux ans avec le receveur, et ouvre également la possibilité de réaliser des dons croisés.

Source : Viva presse