Cancer du col de l'utérus : une femme sur trois ne fait pas de frottis

Cancer du col de l’utérus : une femme sur trois ne fait pas de frottis de dépistage

 

Chaque année en France, le cancer du col de l’utérus touche près de 3000 femmes et est responsable de près de 1000 décès. Face à ce constat, l’Institut National du Cancer (INCA) rappelle l’importance du frottis de dépistage. Une campagne d’information sera lancée en juin.

 

Cancer du col de l'utérus : trop peu de frottis de dépistage

En effet, 30 % des femmes ne se font pas régulièrement dépister le cancer du col de l’utérus par le biais simple d’un frottis de dépistage. Des freins liés à l’âge (les femmes de plus de 55 ans se prêtent moins au jeu) ou à des facteurs socio-économiques et géographiques qui font que les femmes n’ont pas ou peu de suivi gynécologique.


Le frottis de dépistage du cancer du col de l’utérus permet de détecter des lésions précancéreuses et cancéreuses du col et ainsi de soigner plus précocement ce type de cancer, voire d’éviter son apparition. Il est recommandé, tous les 3 ans, à toutes les femmes à partir de 25 ans et jusqu’à 65 ans, et même en l’absence de rapports sexuels. En effet, le suivi par frottis de dépistage ne doit pas s’interrompre à la ménopause car les anomalies liées aux HPV évoluent lentement.


La vaccination contre les HPV ne se substitue pas au dépistage du cancer de l’utérus

L’INCA rappelle que « la vaccination ne protège pas contre tous les types de papillomavirus humains (HPV) oncogènes, mais seulement contre les HPV 16 et 18, responsables de 70 % des cancers du col de l’utérus » et par conséquent, elle ne se substitue pas au dépistage du cancer du col de l’utérus. Les adolescentes vaccinées sont donc elles aussi concernées par le frottis de dépistage et doivent être suivies tous les trois ans, à partir de 25 ans.

La vaccination des jeunes filles est désormais recommandée, dans le cadre du nouveau calendrier vaccinal d’avril 2013, à partir de 11 ans (et non plus à partir de 14 ans) ou en rattrapage, jusqu’à l’âge de 19 ans révolus (contre 23 ans auparavant). Selon une étude de l’Institut de veille sanitaire (InVS), moins d’un tiers des adolescentes françaises sont aujourd’hui correctement vaccinées, avec les trois doses nécessaires.