Les collègues : un soutien majeur pour les salariés touchés par le cancer

Fondée l'année dernière par trois femmes cadres, dont deux ex-patientes, l'association Cancer@Work veut sensibiliser le monde du travail au problème du cancer. Elle vient de publier son premier baromètre sur le sujet.

Il en ressort que près de 64 % des salariés estiment que leur entreprise devrait davantage accompagner les salariés touchés par un cancer et plus de la moitié qu'elle devrait faciliter l'accompagnement d'un proche malade.
Alors qu'aujourd'hui, près de la moitié des malades du cancer ont moins de 65 ans et sont des actifs, seuls 51 % des salariés atteints ou ayant été atteints d'un cancer considèrent avoir été bien informés sur les conséquences professionnelles de la maladie mais 64 % déplorent n'avoir bénéficié que de la visite de pré-reprise du travail.

Autre constat : les entreprises donne peu d'informations sur la possibilité de recours au temps partiel thérapeutique, d'aménagement de poste et de reconnaissance de handicap. Entre outre, près de 90 % des sondés souhaitent que les sociétés mettent en place des « dispositifs d'accompagnement innovants » pour les salariés malades.

Faut-il dire ou non sa maladie ? Pour 3 salariés sur 4, il est difficile de révéler son cancer à son entourage professionnel. C'est pourtant vers leurs collègues que se tournent en priorité les personnes touchées et c'est avec eux également que « le contact est le plus souvent maintenu pendant le congé maladie ». En dehors des proches, pour 61,5 % des personnes, ils constituent le principal soutien contre 43,6 % pour le médecin du travail, 41 % pour la hiérarchie et le service des ressources humaines et 35,9 % les représentants du personnel.

On estime que sur dix salariés frappés par le cancer, huit reviennent travailler une fois sortis d'affaire mais le retour est parfois difficile : fatigue, douleurs, anxiété..., à la reprise rien n'est souvent comme avant et environ 20 % des salariés sont pénalisés par un licenciement, un changement de poste, une rétrogradation, etc.

Source : Viva presse