Aidants en entreprise : les bonnes pratiques

Aidants en entreprise



L'espérance de vie augmente, les schémas familiaux traditionnels explosent peu à peu et de plus en plus de personnes se trouvent en situation de dépendance. En conséquence, les aidants, ces actifs qui leur viennent en appui, se multiplient également. Mais comment maintenir une activité professionnelle tout en prenant soin de ses proches ? Des solutions existent, voici un guide des bonnes pratiques.


Des congés spécifiques pour les aidants salariés

Lorsque l’un de vos salariés devient aidant, il peut bénéficier de congés spécifiques, mais non rémunérés par l’entreprise, sauf dispositions conventionnelles ou collectives le prévoyant :

  • Congé de présence parentale : dans le cas où l’aidant en entreprise doit s’occuper d’un enfant à charge victime d’un accident ou atteint d’une maladie ou d’un handicap nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants, il bénéficie d’une réserve de jours de congés maximale de 310 jours ouvrés par enfant et par maladie, accident ou handicap, qu’il peut utiliser comme il le souhaite (plus d’infos sur le site du Service Public).
  • Congé de solidarité familiale : si l’aidant en entreprise doit s’occuper d’un proche en fin de vie, le congé de solidarité familiale lui permet de s’absenter de l’entreprise durant 3 mois maximum, renouvelable une fois (plus d’infos sur le site du Service Public).
  • Congé du proche aidant : également appelé congé de soutien familial, il permet à l’aidant salarié d’obtenir un congé d’une durée de 3 mois renouvelable à un an s’il s’occupe d’un proche en situation de handicap ou en perte d’autonomie avancée (plus d’infos sur le site du Service Public).

Aménagez le temps de travail de vos aidants salariés

Les entreprises sont de plus en plus nombreuses à favoriser et permettre une certaine flexibilité afin de mieux concilier vie professionnelle et rôle d’aidant. Cette flexibilité peut prendre diverses formes et dépend souvent de la taille de l’entreprise :

  • aménagement des horaires (passage à temps partiel, horaires individualisés…) ;
  • possibilité de travailler à distance (télétravail) ;
  • mise en place d’un crédit temps ou crédit d’heures annuelles ;
  • dons de jours de repos (RTT voire CP) ;
  • conversion du 13e mois en jours de congés payés…

Les aides à domicile

Il est essentiel pour l’aidant salarié de s’occuper également de son propre bien-être et de son équilibre émotionnel. En effet, l’investissement nécessaire à son rôle peut conduire à divers troubles, tels que fatigue, stress, tensions psychologiques…
Pour soulager les aidants salariés tout en permettant à ces derniers de se dégager davantage de temps libre pour se ressourcer, certains contrats mutuelle collective peuvent prévoir, dans certains cas, des dispositions relatives aux aides à domicile. Ces dernières peuvent prendre diverses formes, du portage de repas à l’aide-ménagère, en passant par les soins et la surveillance.

De son côté, le salarié peut obtenir un soutien financier dès lors qu’il choisit de faire appel à une aide à domicile, comme des avantages fiscaux et déductions de charges par exemple.

 

La téléassistance

La téléassistance permet de sécuriser le proche aidé en tout temps et de recevoir de l’aide via un réseau de proximité. Grâce à ce type de dispositif, le salarié aidant est informé, mais non directement sollicité en cas de problème, ce qui lui permet de ne pas quitter son poste inopinément ou inutilement. Plusieurs sociétés proposent ce dispositif, notamment Présence Verte.

Soutenir psychologiquement vos aidants salariés

Pour l’aidant salarié, il est indispensable d’être soutenu dans son rôle et de sortir de son isolement, En effet, comme nous l’avons vu, la vie de l’aidant salarié est souvent bouleversée, centrée sur la personne aidée, et peut conduire à des troubles ayant un impact négatif tant sur le plan individuel que sur le plan de sa productivité au travail.

Ainsi, de plus en plus d’entreprises mettent en place en interne des dispositifs et aides pour accompagner et soutenir leurs salariés (conseils dédiés, cellules d’écoute psychologique…). Vous pouvez également les inviter à participer à des groupes de paroles en-dehors de l’entreprise (Ligue contre le cancer, France Alzheimer…) et de plateformes de répit (sur Internet, par téléphone ou rencontres physiques).

Le cas des aidants salariés agricoles

La MSA a mis en place des actions d’aide aux aidants à travers un programme dédié de « Soutien aux aidants sur leurs territoires de vie ».

S’articulant autour de 3 axes, ce programme permet à l’aidant d’obtenir un soutien sur le plan relationnel et celui de la santé, d’être informé et formé sur son rôle, et d’accéder au répit en obtenant par exemple un renfort ponctuel en cas d’urgence, une écoute et des conseils, ou encore des formules adaptées de séjours vacances (plus d’infos sur le site de la MSA).