JNM2019

6 • JNM 2019 «On ne s’occupe des gens que lorsqu’ils sont malades. Mais la santé, c’est autre chose, c’est un capital à préserver, c’est pouvoir se déplacer, se nourrir sans difficulté, faire un peu d’exercice physique, avoir une vie épanouie.» Jean-Louis TOURAINE, Professeur en immunologie, député du Rhône individuelle. Personne n’est parfait : fumer, boire plus de deux verres d’alcool par jour, ne pas faire de sport, manger trop salé ou trop sucré… Autant de comportements qui doivent faire l’objet de messages ciblés, que chacun doit s’approprier. Or, développer une culture de la prévention se joue dès l’enfance. Pour être efficace, il faut sensibiliser les plus jeunes. Autre grand défi de la prévention, la vaccination. Rappelons les enjeux : ce n’est pas seulement égoïstement se protéger soi- même, c’est une protection pour la société toute entière, sachant que seul un taux de vaccination de plus de 80% peut enrayer une épidémie. Heureusement, le nombre de vaccins rendus obligatoires ou proposés systématiquement augmente, ce qui permettra à terme d’éradiquer certaines maladies (rougeole ou le cancer du col de l’utérus). Mais il est paradoxal qu’au pays de Pasteur, il y ait tant de réticences à se faire vacciner, y compris dans le monde soignant. Il faut combattre certaines croyances infondées et éduquer la population à tous les âges de la vie. Le plus difficile en matière de prévention est de combattre la part d’irrationnel, de saisir la composante émotionnelle, pour délivrer les bons messages. Dire à un jeune «Ne fume pas, ne bois pas, sinon tu risques d’avoir un cancer à 70 ans » cela ne marche pas. Il faut lui parler des bénéfices immédiats. Nous devons travailler la qualité de nos arguments. Les mutuelles sont bien placées pour le faire. Parce qu’elles sont proches de leurs adhérents, elles peuvent construire des messages spécifiques, ciblés, pour inciter chacun à être acteur de sa bonne santé.

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