JNM2019

10 • JNM 2019 DES ROBOTS AUX CÔTÉS DES MÉDECINS La médecine de demain a commencé : déjà, des robots aident les chirurgiens et ils vont se multiplier. Si aucun robot ne remplacera jamais l’homme, ils ont certains avantages, notamment pour la sécurité du patient : le bras d’un robot stoppe automatiquement à un millimètre d’une artère ou d’un nerf, quand la main du chirurgien peut déraper. D’autres types de robots se développent, comme les robots dits affectifs, que l’on commence à voir dans les résidences de personnes âgées, pour apporter un peu de bien-être aux résidents, en complément des personnels. LA TÉLÉMÉDECINE Le développement de la télémédecine, s’il ne peut compenser le manque de médecins, peut être une aide substantielle, dans la prise en charge des maladies chroniques notamment. Par exemple, demain chaque malade souffrant d’hypertension aura un appareil de tension connecté, qui communiquera les relevés directement au médecin traitant, lequel ajustera le traitement et enverra l’ordonnance par e-mail. Idem pour le diabète, et beaucoup de maladies chroniques qui n’obligeront plus à se déplacer chaque mois chez le médecin. À la clé, des gains de temps pour les médecins et les patients, et des économies pour la Sécurité Sociale. «Il ne faut surtout pas dire que le robot remplace. Le robot, ce n’est qu’un outil entre les mains d’un chirurgien, qui reste seul responsable.» Jean-Louis TOURAINE, Professeur en immunologie, député du Rhône DÉFI N°3 : DÉVELOPPER LA ROBOTISATION ET LA NUMÉRISATION

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