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FOCUS SANTÉ mutualia.fr # 08 Que voulait-il dire lorsqu’il mettait en garde contre l’exploitation de la « vulnérabilité humaine » ? Facebook, Youtube, Snapchat... les réseaux sociaux se basent sur un phénomène qui se déroule dans notre cerveau pour nous rendre accro : la libération de la dopamine. Ce neurotransmetteur est la molécule responsable du plaisir, de la motivation et de l’addiction. Les industriels qui produisent ces applis sont devenus des experts du circuit de la récompense pour rendre l’utilisateur dépendant et le motiver à revenir sans cesse pour « avoir sa dose ». Contrairement à la télévision, les réseaux sociaux offrent des récompenses variables, sources de shoot de dopamine. Difficile, en effet, de résister à l’envie de savoir à quel point notre publication a été « likée »... Facebook, par exemple, s’appuie sur la validation sociale pour mieux récupérer nos données. Instagram utilise la comparaison sociale, nous invitant à suivre les recommandations des influenceurs. L’appli de rencontres Tinder se base, quant à elle, sur le principe de récompense aléatoire où l’utilisateur est noté. Pour l’appâter, un « super profil » apparaît de temps en temps parmi les profils accessibles. Candy Crush exploite l’illusion de la compétence, en produisant un compliment à chaque action... Les jeunes sont particulièrement touchés par l’emprise des écrans en tout genre et certains chercheurs nous alertent même sur l’anxiété générée de manquer quelque chose, principe de base de Twitter entre autres, et qui empêche certains individus de se séparer de leur téléphone la nuit, ce qu’ils appellent « nomophobia » (pour « no mobile phobia »). Il ne s’agit pas ici de diaboliser les écrans et notamment les smart- phones, mais d’encourager à la vi- gilance de tous pour une utilisation raisonnée et comprendre com- ment une industrie nous pousse à une consommation qui peut être nuisible à la santé... En décembre 2017, Sean Parker, ancien président de Facebook, déclarait au sujet du réseau social qu’il ne laissait pas ses enfants « utiliser cette m... » ! CES ÉCRANS ET RÉSEAUX SOCIAUX QUI NOUS RENDENT ACCROS Sommeil et écrans chez les jeunes se réveillent la nuit pour jouer sur internet 6,1 % 15,3% envoient des SMS en cours de nuit programment un réveil en cours de nuit ! 10,6% se connectent sur les réseaux sociaux en cours de nuit 11 %

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