MGO-Entre Nous-05

Plus des deux tiers des personnes victimes de chute n’ont pas été blessées gravement ! Mais il arrive parfois que la chute fragilise certaines personnes et génère une forte peur de retomber. Cette anxiété à la marche peut alors entraîner une réduction des sorties et renforcer l’isolement (voir interview). Alors dédramatisez et analysez à froid les raisons de la chute et même des « presque chutes ». Et surtout, continuez à marcher ! Ce n’est pas si grave… Si vous accompagnez un proche, encouragez-le à pratiquer une activité physique adaptée comme : • Des exercices d’assouplissement : gymnastique douce, Taï Chi… • Des exercices de renforcement musculaire et d’entraînement de l’équilibre comme l’utilisation de poids ou de résistance • Des activités de mobilisation : montée et descente d’escaliers avec une rampe, marche accompagnée à l’extérieur… Prévenir par une activité douce Magazine santé Mutualia Grand Ouest | 2 ème semestre 2018 | #9 • L’Agence nationale ou départementale pour l’information sur le logement (ANIL ou ADIL) propose une assistance pour aménager votre domicile allant jusqu’à la demande d’aides financières. • L’Association Santé Education et Prévention sur les Territoires, en partenariat avec Mutualia, organise régulièrement des ateliers sur l’équilibre et la prévention des chutes. Plus d’informations sur mutualia.fr Entre nous : Pour un senior, la chute est rarement anodine Pierre Falc’hun : Absolument ! Une chute, même sans gravité, peut amener progressivement à la perte d’autonomie. On peut parler sans hésiter de cercle vicieux, car une petite chute est susceptible de générer une appréhension à marcher plus ou moins importante. Et à force de ne plus marcher, la personne voit ses capacités motrices fondre jusqu’à perdre toute mobilité. En même temps que la mobilité, elle perd peu à peu ses liens sociaux et se renferme sur elle-même… E.N. : Les aidants peuvent-ils alors être utiles ? P. F. : Oui, ils jouent un rôle central. Je leur conseille notamment de faire marcher la personne âgée visitée au lieu de rester assis boire un café. Même si c’est juste pour cinq minutes, il faut la faire bouger et ne pas la conforter dans une position passive. Il ne faut pas non plus hésiter à lui conseiller l’usage de la canne car la mobilité, aussi importante soit-elle, doit toujours rester dans un cadre sécurisé. E.N. : Une rééducation est-elle parfois nécessaire ? P.F. : En tant que professionnels, nous sommes souvent beaucoup mieux écoutés que les aidants. C’est primordial car nous sommes clairement dans du management. Le senior doit accepter de s’emparer du problème et nul ne peut l’y obliger. C’est la raison pour laquelle il ne faut pas hésiter à consulter. Nous écoutons et ne jugeons jamais ! En nous adaptant au vécu du patient, nous parvenons à « remettre la machine en marche ». Personnellement, je privilégie la marche en extérieur dans le jardin ou la proximité immédiate de la maison. Et, très vite, le patient retrouve du plaisir. Un élément indispensable pour rompre le cercle vicieux et conserver son autonomie. olution ? LE SAVIEZ-VOUS ? Choisy-Le-Toit SIMULATEUR D’ADAPTATION DU LOGEMENT Cette application, lancée fin 2017 par la MSA Loire Atlantique Vendée, propose aux personnes âgées et aux aidants de les guider dans leur décision d’aménager le logement pour plus de confort et de sécurité. A télécharger gratuitement sur IOS ou Android TÉLÉASSISTANCE PRÉSENCE VERTE Activ’ZEN Ce discret bracelet ou médaillon vous permet, en cas de chute, de malaise ou d’insécurité, de prévenir les secours. www.presenceverte.fr

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