Le Mag'17

mutualia.fr # 09 Respirh@cktio : innovation digitale en faveur des maladies respiratoires Durant 48h, particuliers, patients, médecins, étudiants, geeks, déve- loppeurs, designers se réunissent. Leur objectif ? Faire aboutir une dizaine de projets en lien avec la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), le syndrome d’apnée du sommeil, l’asthme, le cancer du poumon... Le hacka- thon Respirh@cktion est en effet le premier week-end de travail collaboratif de soutien à la création digitale autour des pathologies res- piratoires.
 Prenons un exemple concret ! Vous êtes agriculteur, ou bien encore vous vous intéressez à la maladie dite du « poumon du fermier ». Vous avez l’idée d’une application pour mesurer l’humidité des bottes de foin, responsable de moisissures, principales causes de cette maladie... Mais vous n’êtes pas expert digital ! Vous proposez votre idée ou projet au Respirh@cktion. Si vous êtes retenu, vous participez au week-end avec une équipe qui vous aide à créer l’application. Un jury délibère pour vous accorder des subventions ou de l’accompagnement pour finaliser la création et lancer votre appli. Le poumon du fermier : kesako ? La maladie du poumon du fer- mier est une maladie pulmonaire professionnelle de type allergique, causée par l’inhalation chronique de micro-organismes vivant dans le foin, la paille ou les céréales moisis. La maladie des éleveurs d’oiseaux est de la même famille de pneu- mopathie, elle est liée à l’inhalation chronique de protéines aviaires présentes dans les poussières de fientes ou dans les plumes de cer- tains oiseaux. Les agriculteurs, mais aussi leurs familles, sont donc plus concernés que d’autres publics car ces deux maladies sont inhérentes à leur métier. Mutualia soutient la recherche sur la BPCO La broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire chronique, liée à l’obstruction progressive et permanente des voies aériennes. Elle est principalement due au tabagisme. En France, la BPCO touche 7% de la population adulte, soit 3 à 3,5 millions de personnes, et est responsable de 16 000 décès par an. S’il n’est pas possible aujourd’hui de guérir de la BPCO, les scientifiques s’attellent à mieux définir le profil des patients et le type de BPCO dont ils sont atteints pour leur offrir une prise en charge précoce et une thérapie personnalisée. C’est l’ambition des recherches menées par l’équipe HP2 de l’Université Grenoble Alpes et de l’INSERM U1042, grâce au soutien du fonds de dotation Mécénat Mutualia Territoires Solidaires, Fonds de dotation AGIR pour les Maladies Chroniques et les laboratoires Astra Zeneca, Fondation Air liquide.

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