La newsletter : l’outil webmarketing n°1 pour les agriculteurs

Les techniques de marketing en ligne peuvent faire la différence entre la stagnation des ventes et une croissance substantielle pour les petites et moyennes entreprises ainsi que les exploitations agricoles. La plupart des études sur le sujet montrent que les entreprises qui utilisent le marketing sur Internet sont nettement plus susceptibles de développer leur activité que celles qui ne l’utilisent pas. Et l’outil marketing en ligne numéro 1, et aussi le moins cher, est le marketing par email, notamment par le biais d’une newsletter. Pourquoi la newsletter est-elle si efficace ? Comment pouvez-vous mettre en place ce type de stratégie digitale pour développer votre entreprise ? Les experts Mutualia vous répondent.

Pourquoi la newsletter fonctionne ?

La newsletter (bulletin d’information électronique) fonctionne principalement parce qu’elle est ciblée. En effet, ceux qui s’inscrivent à votre newsletter se sont identifiés comme étant intéressés par votre ferme et/ou vos produits. Cela vous donne la possibilité de construire une relation avec ces clients potentiels.

Une autre raison pour laquelle la newsletter est efficace est qu’elle associe le contenu à la capacité d’agir immédiatement : « Découvrez nos nouveaux produits », « Réservez une table pour un dîner à la ferme », « En savoir plus sur notre site web », etc. Le mariage du contenu et de l’action offre au destinataire la commodité de rechercher à loisir des informations et de prendre des mesures lorsqu’il est prêt.

Un site web est-il nécessaire pour une newsletter ?

Si vous êtes une petite entreprise ou une ferme sans site web, vous pouvez naturellement faire du marketing par email pour établir une relation avec vos clients. Toutefois, la newsletter fonctionnera toujours mieux si votre entreprise est présente en ligne avec un site web ou une page Facebook. Selon une enquête de BVA / Mappy de 2015, 88 % des consommateurs français déclaraient rechercher des informations sur Internet avant de faire un achat en ligne, tandis que 78 % recherchaient en ligne et achetaient sur le lieu de vente physique, et les chiffres continuent de progresser.

Par ailleurs, le e-commerce alimentaire est un marché en pleine croissance, prévu pour doubler d’ici 2025. Déjà en 2018, The Nielsen Institute révélait que la France était la championne d’Europe de ce mode de consommation avec 6,6 % des achats alimentaires quotidiens réalisés en ligne. Le fait de savoir que les acheteurs modifient leurs habitudes d’achat pour acheter de la nourriture en ligne renforce l’importance de rendre votre site web transactionnel (site e-commerce), donnant au visiteur la possibilité d’en savoir plus sur votre exploitation, de visualiser vos produits et d’effectuer des achats en ligne.

Créez votre liste d'emails

Afin que vos efforts de marketing par email soient efficaces, il faut tout d’abord créer votre liste d’emails. Les meilleures listes d’emails sont celles dans lesquelles un destinataire a décidé d’y figurer. Et le premier et le plus logique endroit pour qu’un internaute s’inscrive à votre liste est sur votre site web. Si vous disposez d’un site fonctionnant sur Wordpress, de nombreuses extensions offrent à vos visiteurs la possibilité de s’inscrire à votre newsletter (MailChimp, Sendinblue…). Il existe également des outils d’Email Marketing tiers comme Sarbacane. Si vous publiez sur un réseau social tel que Facebook par exemple, assurez-vous de lier vos publications à votre site web. Cela donne à vos visiteurs des média sociaux la possibilité de consulter votre site web et de s’inscrire à votre newsletter.

 

Rédigez et envoyer une newsletter agricole : les bonnes pratiques

Une newsletter a pour objectif de renforcer la confiance entre vous et votre public cible. Elle vous donne également la possibilité de continuer à raconter votre histoire au-delà de votre exploitation physique et de votre site web. Une bonne newsletter est avant tout informative, améliorant la relation avec vos lecteurs. Voici quelques conseils :

  • Visez 90 % de contenu informatif ou éducatif et 10 % de contenu promotionnel. L’objectif est de bâtir la relation de confiance. Vous pouvez le faire au travers d’articles par exemple, en donnant un aperçu des coulisses de votre ferme, en parlant des variétés que vous avez sélectionnées, de la façon dont vous cultivez ou encore des défis que vous rencontrez au quotidien. Ces contenus informatifs peuvent également être plus larges et faire le compte rendu d’enquêtes sur votre secteur, parler des différentes lois ou encore des nouvelles techniques d’agriculture et de la préservation de l’environnement.
  • Fournissez un appel à l’action (Call To Action/CTA) : que voulez-vous que votre lecteur fasse ? Voulez-vous qu’il vienne sur votre site pour lire l’intégralité d’un article, acheter des produits de la ferme en ligne, réserver une table dans votre établissement, postuler comme main d’œuvre saisonnière… ? Un CTA est essentiel dans votre stratégie digitale.
  • Une technique de développement de contenu consiste à animer un blog. Dans votre newsletter, intégrez le premier paragraphe de votre dernier billet de blog et associez un CTA pour inviter les lecteurs à lire votre contenu sur votre site, ce qui pourrait les amener à parcourir d’autres pages et à réaliser des achats.
  • Le contenu doit être dirigé vers votre public cible. Si vous vendez via plusieurs canaux, vous pouvez avoir une newsletter différente pour chacune de vos audiences (grand public, restaurateurs, détaillants…). Chacune des newsletters devra donc présenter un contenu adapté spécifiquement à chaque audience.
  • Une newsletter attrayante : les outils qui proposent des modèles peuvent vous aider à professionnaliser vos emails et à vous assurer de leur délivrabilité. Sarbacane ou Sendinblue fournissent des modèles prêts-à-l’emploi et s’assurent également que vos emails arrivent bien dans la boîte mail de vos destinataires. En effet, les outils de courrier électronique classiques tels que ceux fournis par votre fournisseur d’accès, Gmail ou Yahoo Mail par exemple sont destinés à envoyer des emails à une liste très limitée. Il est préférable d’envoyer votre newsletter via des services adaptés qui proposent souvent des abonnements gratuits pour des listes ne comprenant pas plus de 1000 abonnés. Ils offrent également la possibilité de se désinscrire facilement de votre newsletter, afin de rester dans la légalité du marketing par email.
  • Adaptez la fréquence : en pleine saison, la fréquence hebdomadaire est celle qui a le plus d’impact. Vous pouvez envoyer des actus fraiches, des recettes, des descriptions de produits, etc. Lors de la « saison morte », restez en contact avec vos lecteurs en envoyant une newsletter une fois par mois, ce qui est un bon rythme.